Crise de panique

Cela peut survenir avant une présentation à fort enjeu, en plein entretien d'évaluation, ou, parfois de façon plus déroutante encore, un mardi ordinaire, sans rien d’anormal : le cœur qui s'emballe, la poitrine serrée, une respiration courte, la conviction soudaine que quelque chose ne va vraiment pas, même si, rationnellement, vous savez que ce n'est pas le cas. Pour beaucoup de personnes occupant des postes exigeants, la première crise de panique est aussi la première fois que leur corps est réellement écouté, car c'est souvent la seule façon qu'il ait trouvée d'attirer leur attention.

La panique n'apparaît généralement pas de nulle part. Elle survient souvent après une longue période de pression restée sans reconnaissance : des délais absorbés sans se plaindre, des conflits évités, des doutes mis de côté faute du bon moment pour les traiter. Le corps tient une sorte de comptabilité que l'esprit a réussi à ignorer, jusqu'à ce qu'il ne le puisse plus. Le corps n’oublie rien.

En thérapie, nous ne nous contentons pas de voir comment calmer une crise de panique sur le moment, même si cela compte aussi. Nous examinons ce qui s'est construit en dessous : les attentes que vous portez, ce que vous ne vous êtes pas autorisé(e) à ressentir, et les schémas qui vous ont peut-être appris, il y a longtemps, qu'avoir besoin d'une pause n'était pas une option. Comprendre à quoi répond la panique est souvent ce qui la réduit réellement, bien plus que de gérer chaque épisode de façon isolée.

Ce travail ne vise pas à faire de vous une personne qui ne ressent plus jamais d'anxiété. Il s'agit de reconstruire une relation avec votre propre corps, où les signaux sont reconnus et pris en compte bien avant de se transformer en crise de panique pour être entendus .

Retour à la page Anxiété Au Travail >