Crises de panique et symptômes physiques apparentés à la panique
Cela peut survenir presque n'importe où : dans une file d'attente au supermarché, en pleine conversation ordinaire, allongé(e) et éveillé(e) à 3 heures du matin sans raison apparente. Un cœur qui s'emballe, une poitrine oppressée, une respiration courte, une terrible impression que quelque chose ne va vraiment pas, même lorsque, rationnellement, rien n'a changé. Pour beaucoup, la première crise de panique est aussi profondément effrayante, non seulement à cause de ce qu'elle procure, mais parce qu'elle semble surgir de nulle part.
C'est pourtant rarement le cas. La panique est généralement la façon qu'a le corps d'attirer enfin votre attention après une longue période de pression, d'émotions refoulées, ou de stress non résolu que l'esprit était parvenu à ignorer jusque-là. Le corps tient son propre compte de ce qui a été porté, et lorsque ce compte devient trop élevé, trop longtemps, il finit par se faire entendre, souvent à des moments qui semblent totalement sans lien avec ce qui en est réellement la cause.
En thérapie, nous nous intéressons à la fois à ce qui se passe dans l'instant comme reconnaître les premiers signes de la panique et répondre à votre corps avec plus de stabilité, et à ce qui se trouve en dessous. Il y a souvent une histoire plus longue : des émotions qui n'avaient nulle part où aller en toute sécurité, un rythme de vie qui n'a jamais vraiment permis le repos, ou des expériences anciennes qui ont appris à votre système nerveux à rester en alerte bien après que le danger initial soit passé.
Ce travail ne consiste pas à éliminer complètement l'anxiété, ce qui ne serait ni un objectif réaliste ni même utile. Il s'agit de comprendre suffisamment clairement à quoi votre corps réagit pour que la panique n'ait plus besoin de s'intensifier pour attirer votre attention. Avec le temps, cette compréhension contribue généralement bien davantage à réduire la fréquence et l'intensité de la panique que la simple gestion de chaque épisode pris isolément.
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